Depuis juillet, le prix du gaz a flambé, en France, de 20%.

Depuis juillet, le prix du gaz a flambé, en France, de 20%.

Le gouvernement peut bien prendre des mesures temporaires pour soulager votre porte-monnaie… Tôt ou tard, vous ne couperez pas à une augmentation importante de vos factures.

Un record ! Et un comble, à un moment où les prix du marché mondial étaient au plus bas : l’exploitation massive des gaz non conventionnels a complètement changé la donne.

Aux Etats-Unis, les prix se sont effondrés de 70% en deux ans ; en Europe, de près de 20%. Sans aucun bénéfice pour les consommateurs français.

Explication : calé à 80% sur des contrats à long terme, eux-mêmes indexés sur le prix du pétrole, le prix du gaz n’a pas grand-chose à voir avec le marché mondial. « Cette formule a été mise en place pour protéger les Français en lissant la volatilité des prix des hydrocarbures, à la hausse comme à la baisse », plaide-t-on chez GDF-Suez…

Prenant conscience du problème, le gou­vernement vient de modifier cette formule en y intégrant une plus grande part de prix de marché. Las ! Le marché est en plein retournement, sous l’effet de la catastrophe de Fukushima.

Le gaz est en effet devenu le premier substitut au nucléaire. Au Japon d’abord, où il va bien falloir compenser l’arrêt des réacteurs. Mais pas seulement.

Avant Fukushima, l’AIE prévoyait l’installation de 360 GW (gigawatts) nucléaires dans le monde durant les vingt prochaines années. Cette prévision est aujourd’hui réduite de moitié.

Comment compenser ?

Le charbon ? Il n’y a plus guère que les Chinois pour développer ces centrales ultra-émettrices de CO2.

Dans l’hydraulique, les barrages sont au taquet. Les objectifs en solaire et en éolien sont déjà très ambitieux : difficile de faire plus.

Reste le gaz : en apprenant que l’Allemagne allait arrêter 7 réacteurs nucléaires, tous les gaziers se sont frotté les mains.

Depuis, les prix ont grimpé de 15%. Ce n’est qu’un début.

Source : nouvelobs.com